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Pop art suite

Publié le : 16 octobre 2013 à 16h50

 

Roy Lichtenstein

Plus que 20 jours pour voir l'expo Roy Lichtenstein à Pompidou : faut-il vous y précipiter ?

Avec Isabelle Kévorkian

16/10/2013 - 14:10

 

Une héroine de Roy Lichtenstein.

Toutes les semaines, le journal Service Littéraire vous éclaire sur l'actualité culturelle et romanesque. Aujourd'hui, retour sur l'exposition de Roy Lichtenstein.

Des galeries avec une bande dessinée exponentielle. Les commentaires fusent : « Waouhhh, il est twes sexist et matchist cet awrtist ! Rrrigarrrde commenthe il youtilise la femme blaonnnnde, cooomme une crruche sans cerrrvelle ! »

Pâles héroïnes de série télévisée sans dialogue ni décor. Le cliché de la blonde parfaite : « Oh, Jeff… I love you too… But… ». Le personnage masculin se plie à la règle du jeu. Poupée Barbie au masculin : Ken. Il formule ce genre d’onomatopées dans de grandes bulles : « I can see the whole room ! … And there’s nobody in it ! ». Roy Lichtenstein détourne : telle est sa vision de l’art. Il utilise Mickey, Donald, Disney. Des « Waouh », « Waam », « Los », « Crack », « Bratatata » et des « Splash », comme dans une chanson de Gainsbourg. Des femmes fatales, qu’il aurait dû laisser à Hitchcock.

Trop de figures tutélaires, trop de références et d’emprunts. Des cahiers de composition, des poubelles, des miroirs sans reflet, des bustes, des paysages qu’il réinterprète. Des toiles de Matisse et de Picasso, qu’il délave, leur ôtant sel et âme pour y adjoindre des couleurs primaires, des points rouges qui ressemblant à des boutons de varicelle, et de gros traits de pinceaux. Peu avant sa mort, il s’aventure dans une période zen. On retrouve le pop art assurément, et des influences cubistes, classiques, post-modernes et romantiques.

Roy Lichtenstein se qualifiait ainsi : « Je serais plus un classique qu’un romantique ». Il est surtout prétentieux. A l’image de cette toile gigantesque, intitulée “The Ring”, avec un anneau de fiançailles. Un solitaire éclatant de mille feux. Look at the Ring ! La vérité si je mens… 

Pratique : Roy Lichtenstein. Un parcours chronologique et thématique, jusqu’au 4 novembre au Centre Pompidou.   

Source : Service Littéraire, le journal des écrivains fait par des écrivains. Le mensuel fondé par François Cérésa décortique sans langue de bois l'actualité romanesque avec de prestigieux collaborateurs comme Jean Tulard, Christian Millau, Philippe Bilger, Éric Neuhoff, Frédéric Vitoux, Serge Lentz, François Bott, Bernard Morlino, Annick Geille, Emmanuelle de Boysson, Alain Malraux, Philippe Lacoche, Arnaud Le Guern, Stéphanie des Horts, etc . Pour vous y abonner, cliquez sur ce lien.

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Georges BRAQUE

Publié le : 12 octobre 2013 à 09h50

Collection particulière. © Leiris SAS Paris © Adagp, Paris 2013 Georges Braque, L’Oiseau noir et l’oiseau blanc, 1960. Huile sur toile, 134 x 167,5 cm.

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EXPOSITION AU GRAND PALAIS

Le Grand Palais présente une rétrospective de son œuvre : toutes les périodes de sa création y sont présentées, depuis le Fauvisme jusqu’à l’œuvre ultime qui culmine dans les séries éblouissantes des grands ateliers et des oiseaux. Le parcours chronologique insiste sur les temps forts de son travail.

 

 

 

« Il est en art qu'une seule chose qui vaille, celle qu'on ne peut expliquer »,

Georges BRAQUE

 

 

« C'est l'artiste qui doit nourrir la peinture, la nourrir de sa chair, de son esprit, quasiment jusqu'à ce qu'il perde connaissance, qu'il en perde son sang profond. S'engager jusqu'au péril dans la voie de la fidélité totale. L'art est une blessure qui devient lumière ».

André VERDET

«Dernier entretien avec Braque»

Entretiens, notes et écrits sur la peinture

Braque, Léger, Matisse, Picasso, éditions Galilée, 1978

 http://www.grandpalais.fr/fr/evenement/georges-braque

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